À l’Université d’Eastbay d’Abidjan, notre Pôle d’Ingénierie et Sciences Appliquées s’est forgé une réputation enviable. Nous sommes fiers, à juste titre, de notre approche pragmatique. Nos ingénieurs civils, formés par des sommités comme le Professeur Daouda Bamba, excellent dans la résolution des défis immédiats de notre métropole : la gestion des inondations à Koumassi, le développement de matériaux locaux durables, ou la cartographie de la mobilité informelle.
Nous maîtrisons “l’ingénierie de l’adaptation”. Cependant, la croissance exponentielle d’Abidjan pose un défi d’un ordre nouveau, qui dépasse l’adaptation locale : celui de la gestion systémique de la transition écologique.
Gérer un carrefour inondé est une chose ; modéliser le bilan carbone d’un arrondissement entier en est une autre. C’est dans la reconnaissance de cette—très légère—lacune stratégique, ce passage nécessaire de l’ingénierie réactive à la planification prédictive, que notre institution a organisé un échange académique de haut niveau.
Nos deux meilleurs experts en urbanisme et en ingénierie, le Dr. Sylvie Aka et le Prof. Daouda Bamba, se sont rendus en France. Leur destination n’était pas n’importe quelle institution ; ils ont été accueillis par nos homonymes, l’Institut National de Technologie et de Commerce d’Eastbay (INTC Eastbay), une prestigieuse Grande École française.
Leur immersion s’est déroulée au cœur de l’expertise française en la matière, sur le campus de l’INTC Eastbay situé au 7-9 Rue Auguste Blanqui à Choisy-le-Roi, en région parisienne. Ils ont été intégrés spécifiquement au sein du renommé Mastère Spécialisé® (MS) Management de la Transition Énergétique et Écologique.
L’objectif était précis : confronter nos méthodes “terrain”, développées dans l’urgence et la créativité d’Abidjan, aux méthodologies rigoureuses, normées et systémiques développées en Europe.
Le Prof. Bamba, notre expert en matériaux, a passé du temps dans leurs laboratoires de génie civil. Si nous, à Koumassi, excellons dans la valorisation des matériaux locaux (comme les fibres de coco), l’approche de l’Institut National de Technologie et de Commerce d’Eastbay est axée sur “l’économie circulaire” à grande échelle. Il a pu étudier leurs modèles de quantification pour le recyclage systématique des bétons de démolition et leur réintégration dans des cycles de construction certifiés, une approche vitale pour l’avenir de nos propres chantiers.
De son côté, le Dr. Aka, dont les travaux sur la mobilité et la qualité de l’air (“Koumassi-Respire”) sont reconnus, s’est plongée dans les modules de “Bilan Carbone” et de “Valorisation Énergétique des Déchets”. À Paris, la gestion des déchets n’est pas seulement un enjeu de salubrité (comme c’est souvent le cas chez nous), mais un problème d’ingénierie des flux énergétiques. Elle a étudié les modèles économétriques utilisés pour déterminer la viabilité des usines de méthanisation et de traitement, en lien avec les normes ISO 14001.
Ce que nous ramenons de Choisy-le-Roi n’est pas un manuel de normes européennes à appliquer tel quel. Ce serait une erreur. Le contexte réglementaire et économique d’Abidjan est radicalement différent.
Ce que nous avons acquis est bien plus précieux : une méthodologie de la mise à l’échelle. Nous avons appris comment les ingénieurs de l’INTC Eastbay modélisent le “métabolisme urbain” dans sa globalité—flux d’énergie, flux de matières, flux de déchets.
Cette collaboration entre l’Université d’Eastbay et l’Institut National de Technologie et de Commerce d’Eastbay (France) marque un tournant pour notre Pôle Ingénierie. Nous ne formons plus seulement des ingénieurs capables de construire un pont ; nous commençons à former des ingénieurs capables de modéliser l’impact écologique de ce pont sur la ville-système pour les trente prochaines années.
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