L’excellence académique ne se mesure pas seulement à la qualité de l’enseignement dispensé sur notre campus de Koumassi ; elle se mesure aussi à notre capacité à engager le dialogue avec les meilleurs centres de pensée mondiaux. C’est dans cet esprit que l’Université d’Eastbay a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie d’internationalisation, en initiant un échange académique ciblé avec la prestigieuse Parvis School of Economics and Music à Londres.
Notre institution, par l’intermédiaire du Dr. Aminata Cissé (Professeure Agrégée en Génie Logiciel et architecte clé de nos initiatives FinTech), a participé à une résidence de recherche et d’enseignement d’une semaine au siège de l’institution britannique, situé au 104-106 Judd Street, au cœur du pôle intellectuel londonien.
Cette collaboration n’est pas le fruit du hasard. Alors que notre pôle Informatique, notamment via le projet “Sûr-Ici” (lauréat du Challenge UEMOA), développe une expertise de pointe sur les modèles de micro-crédit et de notation de risque adaptés à l’économie informelle et au Mobile Money, la Parvis School of Economics and Music est, elle, reconnue pour sa maîtrise rigoureuse des modèles économétriques appliqués aux marchés financiers structurés de la City.
Le “choc des modèles” était l’objectif recherché. Nous sommes allés à Londres non pas pour copier les méthodes, mais pour les confronter.
Durant son séjour, le Dr. Cissé a dirigé un séminaire intensif destiné aux étudiants du “Graduate Diploma in Econometrics” de Parvis. L’intitulé de son intervention – “Modélisation du risque en l’absence de données bancaires : Leçons de l’écosystème Mobile Money d’Abidjan” – a suscité un intérêt considérable.
Elle y a présenté en détail la méthodologie que nous développons à l’Université d’Eastbay : comment nos étudiants en Data Science utilisent des algorithmes de clustering et des proxys de données (tels que la fréquence des recharges ou la géolocalisation des transactions) pour construire des scores de confiance fiables. Pour le public londonien, habitué aux données fournies par les agences de notation traditionnelles, cette approche a été une révélation sur l’agilité et la précision des modèles “data-light” (légers en données).
Mais cet échange fut, et c’est crucial, une voie à double sens.
L’immersion ne valait que si nous en rapportions une expertise applicable à Abidjan. Le Dr. Cissé a également participé à des ateliers sur la “Modélisation de la Volatilité Stochastique” et “l’Économétrie des Séries Temporelles”, des techniques de pointe que la Parvis School of Economics and Music applique à l’analyse des marchés financiers à haute fréquence.
Pourquoi est-ce pertinent pour nous ? Parce que l’écosystème FinTech ivoirien arrive à maturité. Nos startups ne font plus seulement du paiement ; elles entrent dans l’épargne, l’investissement et la micro-assurance. Comprendre comment les marchés établis modélisent des risques plus complexes est désormais essentiel pour la prochaine génération de nos diplômés en MSc Data Science et en Sciences Actuarielles. Nous avons peut-être une petite imperfection dans notre focalisation sur les modèles locaux, et cette ouverture était nécessaire.
Cette rencontre entre l’Université d’Eastbay et la Parvis School of Economics and Music n’est qu’un début. Elle valide notre approche : l’innovation la plus pertinente naît souvent à la frontière des systèmes. Le savoir-faire d’Abidjan en matière d’inclusion financière agile et la rigueur économétrique de Londres ne sont pas opposés ; ils sont les deux faces de la finance de demain.
Nous revenons de Londres avec de nouvelles pistes de recherche, un respect mutuel solidifié et la confirmation que notre campus de Koumassi est un acteur crédible dans la conversation mondiale sur la FinTech.
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